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« A la suite du Christ, passons... de ... à ...

Lisez et relisez les éditoriaux du carême. Passons le 1er dimanche de l'esprit du mal à l'Esprit Saint, le 2ème dimanche de la peur à la confiance, le 3ème dimanche de détruire à relever, le 4ème dimanche des ténèbres à la lumière, le 5ème dimanche de garder à donner...

« A la suite du Christ, passons… de l’esprit du mal à l’Esprit Saint"

Le carême, chemin vers Pâques où, à la suite du Christ, nous passons de la mort à la vie. Par la croix du Christ, le violet de nos tristesses devient blancheur de la vie avec Dieu. « A la suite du Christ, passons de la mort à la vie » : c’est le thème de notre carême sur la paroisse. Il sera décliné chaque dimanche à partir de l’évangile qui nous invite à diverses formes de « passages » de la mort à la vie. Le 1er dimanche de carême nous invite ainsi à passer de l’esprit du mal à l’Esprit saint.

C’est bien le sens de cet évangile bref et percutant : à peine baptisé, Jésus est mené par l’Esprit au désert ; vainqueur de Satan par K.O., il part annoncer la bonne nouvelle. 40 jours, une sorte de « période d’essai » spirituel pour choisir entre l’esprit du mal et l’Esprit saint. 40 jours au désert : comment trouver un peu de « désert » dans nos villes bruyantes ? En faisant retraite en soi-même par la prière, la lecture de la Bible, le silence
intérieur… Recherche ton désert, et s’il t’est déjà imposé (solitude, maladie…), accepte d’en faire un lieu de rencontre du Seigneur.

40 jours de jeûne… Voici la question du jeûne : comment un être repu peut-il avoir faim et soif de Dieu ? Comment ce même être repu peut-il être attentif à la faim de ses frères et agir en conséquence ? Le jeûne est tout le contraire de cette société qui produit pour consommer et consomme pour produire. Alors ne « spiritualisons » pas trop : jeûnons réellement, de nourriture d’abord (selon ce qui nous est possible) et aussi d’autres habitudes. Dans un autre évangile relatant les tentations au désert, Jésus affirme que « L’homme ne vit pas que de pain, mais de… » : pouvez-vous
compléter sa phrase ? Indice pour la réponse : la télé du presbytère est au placard jusqu’à Pâques… à sa place, une Bible ouverte attend son lecteur !

Que l’Esprit saint soit en ce temps du carême notre maître intérieur, nous libérant de l’esprit du mal.

         

 


« A la suite du Christ, passons…de la peur à la confiance »

Du premier au deuxième dimanche de carême, nous passons du désert à la montagne. Pierre, Jacques et Jean sont embarqués par Jésus, à l’écart. Soudain, tout est changé. Ils ne voient plus cet homme Jésus, ils le « voient » autrement, ils «voient » la gloire du Christ, saluée par Moïse et Elie.


Quelle joie ? Non, quelle peur ! « Ils ne savaient que dire tant était grande leur frayeur ». La présence de Dieu bouscule tout, l’homme fragile est saisi par cette grandeur. Il en sera de même le matin de Pâques, quand les femmes rencontrent au tombeau vide un ange : « Elles s’enfuirent du tombeau parce qu’elles étaient toutes tremblantes » (Marc 16,8).


Ce premier mouvement de notre être en présence de Dieu… l’avezvous déjà ressenti ? Peur, frayeur, saisissement, étonnement : marques que nous réalisons soudain que Dieu est ici, près de moi, devant moi. Bien ridicule celui qui se prétendrait au-dessus de cela, ou tellement familier de Dieu qu’il n’en éprouverait rien. La terre ferme de nos certitudes est secouée, le royaume de Dieu est tout proche.


Pourtant, cette peur n’est que le mouvement premier, instinctif, devant l’inconnu de Dieu. La voix de Dieu vient éclairer la vision : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ». Dieu invite à la confiance, à la foi en son Fils Jésus-Christ. Alors, leurs yeux s’ouvrent à nouveau : « Ils ne virent plus que Jésus seul ». Jésus s’approche de ses disciples, c’est Lui qui nous fait passer de la peur à la confiance

     

 


" A la suite du Christ, passons… de détruire à relever "

Jésus n'y va pas de main morte ! «Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai». Impossible pour un être humain ! Mais la mission de Jésus n'est-elle pas de relever ce qui a été détruit ? Au paralytique dans sa civière, Jésus dit : «Lève-toi et marche». A la femme adultère, qui a été jugée coupable, Jésus dit : « Je ne te condamne pas». Il y a tant de gestes de relèvement dans l'Évangile !

Au temple de Jérusalem, comme le jour de la Transfiguration, Jésus nous annonce sa victoire sur la mort. Mais pour bien comprendre, il faut suivre Jésus jusqu'à sa Passion et sa Résurrection. Parce que le Christ est ressuscité, nous savons que la destruction n'a pas le dernier mot.

Dans nos vies, nous connaissons des situations de fragilités, où nous sommes découragés, paralysés, parfois anéantis. Nous savons aussi qu'une personne bienveillante, des amis, une communauté fraternelle, nous donnent la force de repartir. Laissons-nous relever par le Christ, qui agit au travers des hommes et femmes de bonne volonté. Comme le dit saint Paul, «Notre corps est le temple de l'Esprit-Saint, (...) que nous avons reçu de Dieu ». Laissons la présence de Dieu nous habiter, dans la prière, à l'écoute de sa Parole et par le service de ceux qui attendent d'être relevés.

   

 


" A la suite du Christ, passons… des ténèbres à la lumière "

 

 

« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le premier jour.» (Genèse 1,1-5)

Depuis ce premier jour Dieu ne cesse de séparer la lumière des ténèbres. Mais ce n’est qu’au terme de l’histoire du salut, que la nouvelle création, enfin délivrée des ténèbres, aura Dieu lui-même pour lumière : « La cité n'a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire de Dieu l'illumine, et sa source de lumière, c'est l'Agneau ». (Apocalypse 21,23)

L’histoire qui se déroule dans cet entre-deux prend la forme d’un conflit où s’affrontent lumière et ténèbres. Difficile combat pour l’homme puisque parfois il préfère les ténèbres à la lumière.

Le Christ, en illuminant nos vies, opère un partage, continuant de séparer nos ténèbres de nos œuvres de lumière. N’ayons pas peur d’ouvrir largement nos cœurs à la lumière du Christ. Il veut combattre et chasser en nous les ténèbres. Par sa victoire resplendit pour nous sa résurrection. Aujourd’hui, nous sommes appelés par Dieu à « passer « des ténèbres à son admirable lumière »( 1Pierre 2, 9).


 

 


A la suite du Christ, passons… de garder à donner

 

 C’est à Jérusalem, la ville sainte, bâtie sur la colline, que les événements de la Passion vont se dérouler. Pour Jésus, l’heure est venue du don de lui-même, du dépouillement total, de l’abandon libre à la volonté du Père. Il n’a pas gardé jalousement ses prérogatives mais il s’est abaissé, prenant la condition humaine afin que, par lui, nous devenions « fils de Dieu ».
 

« Père, glorifie ton nom ! » Ainsi Jésus ne vit pas pour lui-même, il accomplit la mission qui lui est assignée : sauver le monde. « Il s’est fait obéissant jusqu’à la mort » (Ph 2, 6-1). Le grain de blé tombé en terre ne doit-il pas mourir pour porter du fruit ? Louer Dieu par des psaumes et des hymnes, certes, mais avant tout par le don de soi. Donner comme le Christ s’est donné, servir comme le Christ a servi, alors, oui, notre vie prend son véritable sens quand elle est tournée vers et pour les autres.
Sachons abandonner ce qui nous retient captifs et nous empêche de nous ouvrir à une autre parole que la nôtre, sachons écouter pour entendre et percevoir les attentes des hommes. Les occasions ne manquent pas quand l’appel à la solidarité et au partage sollicite notre attention, quand on sait que la solitude ou le mépris engendre la déprime. A la suite de Jésus tournons-nous vers le Père : « Père, glorifie ton nom ! » et peut-être comme l’exprimait Charles de Foucauld : « Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira… » Don total, prière confiante d’un fils qui se sait aimé.