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La messe dominicale est centrale pour notre vie

Le Père Philippe propose cette réflexion sur la messe dominicale pour votre usage personnel ou/et votre partage en famille ou en groupe.

Nous avons tous besoin de mieux comprendre son caractère central par rapport à toute notre vie et par rapport à la mission que nous avons reçu du Seigneur par notre baptême.


 

Le sens du rassemblement

 

rassemblement à la messe

Il s’agit de donner visibilité au « Corps du Christ ».

Le Christ est le célébrant, celui qui, par sa vie et sa   parole, a glorifié le Père, comme Jésus l’exprime en   Jean 17 : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé  l’œuvre   que Tu m’as donné à faire. Et, maintenant, Père,  glorifie-moi auprès de toi de cette gloire que j’avais auprès de Toi avant que le monde fut » (Jn 17, 4-5).
Le dimanche nous nous rassemblons, nous membres de son Corps, pour rendre grâce à notre Père des cieux en communion avec son Fils.
C’est au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit que nous nous rassemblons, accueillant le don de Dieu : la grâce du Fils, l’amour du Père et la communion de l’Esprit, qui constituent la source, de notre vie, sa vitalité et son but.
Cette « constitution » du Corps du Christ, ce rassemblement auquel le Seigneur nous convoque (c’est le sens du mot EGLISE = convocation) commence dès le chant d’entrée qui nous invite à cet esprit de louange.


Est-ce ainsi que nous comprenons notre participation à la messe dominicale? A quoi cela nous engage-t-il ?

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Le rite d'entrée

 

La « constitution » du Corps du Christ, ce rassemblement auquel le Seigneur nous convoque (c’est le sens du mot EGLISE = convocation, assemblée convoquée) commence dès le chant d’entrée qui nous invite à cet esprit de louange.

Le rite pénitentiel :

Glorifier le Père avec le Christ et comme le Christ demande une totale ouverture à l’Esprit Saint, une liberté intérieure qui, elle-même, est don de Dieu. Nous demandons cette totale liberté pour mieux participer à l’Eucharistie en faisant appel à la miséricorde du Père, en union avec la prière du Christ en croix : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Quand nous prions, en communion avec le Christ et en communion les uns avec les autres, nous sommes sûrs d’être exaucés, comme le Christ nous l’a dit. Nous sommes sûrs donc que Dieu le Père nous fait miséricorde et que nous sommes « libérés » pour le glorifier avec le Christ.

Le Gloire à Dieu :

Aussi nous pouvons joyeusement chanter la Gloire de Dieu, le glorifier pour tout ce qu’Il a fait pour toute l’humanité depuis le «commencement »

La prière d’ouverture :

Avec le Christ et par Lui, nous présentons la prière de toute l’Église. Cette prière nous ouvre à la demande du Christ à son Père pour son peuple et l’humanité toute entière.  

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La liturgie de la parole

 

bible- lecture de la paroleLa première partie de la messe nous remet à l’écoute du Seigneur, dans son Esprit. Elle nous introduit à une écoute attentive de sa   Parole, qui nous révèle qui Il est et qui nous sommes, nous qu’Il a   créé à son image, pour communier avec Lui comme son peuple.
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers   Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement tourné vers Dieu. Tout fut par lui et rien de ce qui fut, ne fut sans lui. En lui était la Vie et la Vie était la lumière des hommes » (Jn 1,1-6).
La première lecture nous rappelle l’œuvre de Dieu au cours de l’histoire de l’humanité, depuis la Création jusqu’à la venue du Christ, ainsi que la réponse que les hommes ont donné aux propositions d’alliance que Dieu a renouvelées au cours des siècles, réponse souvent marquée par le péché d’orgueil, comme pour Adam…
Le psaume nous fait partager la prière des justes du peuple de Dieu, ceux qui répondaient fidèlement à l’attente de Dieu, les anawim, prière que Jésus partage, que l’Esprit inspirait déjà aux auteurs de ces psaumes.
La deuxième lecture nous fait partager la foi des apôtres et les débuts de la vie de l’Église et de sa mission, en écho à la Parole d’envoi du Seigneur.
L’Évangile. Le Christ lui-même nous parle aujourd’hui, nous rappelle cette présence de la Parole comme source de la Vie.
Nous mettre à l’écoute de la Parole, c’est déjà communier avec le Christ, dans son Esprit.

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Notre profession de foi et l'offrande de nos vies

 

La Profession de Foi. Notre réponse à l’écoute de la parole, c’est la profession de la foi de l’Église, la foi à laquelle nous adhérons depuis notre baptême, la foi qui illumine notre vie.
La Prière Universelle. Forts de notre foi, et en réponse à notre vocation, nous prions aux intentions de toute l’humanité, en réponse à la Parole du Seigneur qui nous a envoyés proclamer la Bonne Nouvelle au monde entier.
La collecte (quête): Ce n’est pas un élément secondaire dans la liturgie. Elle correspond à la parole des Actes des Apôtres : « ils mettaient tout en commun ». Dans l’Esprit de la Parole du Christ, nous sommes invités à mettre tout ce que nous sommes, tout ce que nous possédons au service de la mission. C’est le sens de ce geste de partage qui permet à l’Église de répondre à sa mission.
• La présentation des offrandes : Parmi ce qui est ainsi offert par les fidèles, en signe de leur propre consécration à vivre la communion avec le Seigneur, le pain et le vin sont présentés au Seigneur en vue de la consécration. Cette «bénédiction » rappelle que tout nous est donné par le Seigneur, le Créateur de toutes choses ; ce pain et ce vin est le fruit du travail de l’homme, appelé à faire fructifier la création au service de tous, dans un esprit de partage et de fraternité. En réponse aux paroles du célébrant, les fidèles reconnaissent Dieu comme la source de ces biens : « Béni soit Dieu, maintenant et toujours. »

 

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Le cœur de la célébration : la prière eucharistique


La prière eucharistique commence par la PREFACE.
Le terme même indique que c’est une introduction à toute la prière qui va suivre, qui se conclura par la DOXOLOGIE : « Par Lui, avec Lui et en Lui, à Toi Dieu le Père tout-puissant, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles. » La préface elle-même commence par « il est juste et bon de Te glorifier »
Cette inclusion manifeste tout le sens de cette prière. Elle redit pourquoi nous devons glorifier le Père, et tout particulièrement pour le don de son Fils qui a donné sa vie pour nous, pour notre salut, le salut de toute l’humanité.
Les différentes prières qui composent la Prière eucharistique développent cette action de grâce :
• C’est le Père qui, par son Fils et dans l’Esprit, « ne cesse de rassembler (son ) peuple afin qu’il (LUI) présente partout dans le monde une offrande pure » (P.E.III)
• C’est Le Père qui, par son Esprit, consacre les offrandes que nous apportons pour qu’elles deviennent le corps et le sang de Jésus, le Christ.
• C’est Lui qui a inspiré au Christ d’offrir sa vie en nourriture à ses disciples, nourriture qu’il nous offre encore aujourd’hui.
• C’est en réponse à la volonté du Père que le Christ a offert sa vie, et est ressuscité et glorifié auprès de Dieu. L’anamnèse nous rappelle cet acte du Père ressuscitant Jésus et Lui faisant partager sa gloire dans son humanité.
Nous nous unissons ensuite à l’offrande que Jésus a fait de Lui-même pour le salut de tous les hommes. C’est par ce geste d’amour infini que le Père est glorifié comme Jésus le disait dans sa prière (Jn 17) : « Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que Tu m’avais confiée. Toi, Père, glorifie moi maintenant auprès de Toi…
• Le fruit de la communion avec le Seigneur, c’est l’unité du Corps du Christ, de l’Église. Cette unité est elle-même don du Père que nous avons à accueillir et à vivre profondément.
• Comme le Christ, nous demandons que l’Esprit Saint nous transforme en une éternelle offrande à la gloire du Père. En s’offrant, le Christ a glorifié le Père. En nous offrant dans l’Esprit du Christ, nous glorifions aussi le Père aujourd’hui et toujours.
• Nous prions, dans cet esprit de consécration de nous-mêmes, pour faire vivre l’Église à la suite du Christ, pour tous ceux qui la constituent afin qu’ils répondent à leur vocation au service du salut et de la paix du monde entier.
• Notre prière s’adresse au Père pour tous ceux qui nous ont précédés sur le chemin du Royaume, dont nous sommes tous les héritiers…
La doxologie, déjà citée, vient nous rappeler que c’est en parfaite communion avec le Christ que nous pouvons glorifier le Père, source de toute vie.

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La Communion


Ayant accueilli le don de Dieu en Jésus-Christ, nous renouvelons notre communion avec le Seigneur, en recevant du Père le pain de vie.
• Cette communion est communion dans la prière : c’est unis au Christ que nous disons la prière qu’Il nous a apprise, qui n’est autre que le cœur de sa propre prière pendant son ministère.
La demande « Donne-nous aujourd’hui le pain de ce jour » prend un double sens quand nous la formulons le dimanche : nous prions pour que tous les hommes aient le pain nécessaire à leur existence, mais aussi nous prions pour que nous soit donné aujourd’hui le pain du ciel.
• Nous avons besoin de liberté intérieure pour faire face aux épreuves de notre vie quotidienne, pour vivre dans la joie de la communion avec le Seigneur.
• Nous prions aussi pour que l’unité de l’Église soit toujours plus réelle et qu’elle vive dans la paix du Seigneur.
• Cette paix nous l’échangeons en signe de cette communion que le Christ veut créer entre nous.
• A nouveau, devant la grandeur du don de Dieu, devant cet infini amour qui nous fait vivre, nous reconnaissons humblement notre besoin de sa miséricorde. Oui que l’Agneau de Dieu qui se donne à nous nous apporte la liberté intérieure et la paix.

La communion proprement dite :
• Le célébrant nous invite à redire notre foi : Oui, dans ce pain et ce vin consacrés nous reconnaissons le Seigneur Ressuscité qui se donne à nous.
• La procession de communion elle-même est un temps de ‘communion’ où nous faisons attention les uns aux autres, dans l’esprit de respect que demande la démarche que nous vivons ensemble.
L’Amen que nous disons quand le ministre de l’eucharistie nous présente l’hostie est un acte de foi, un cri du cœur. Nous ne pouvons pas le dire d’une façon distraite. C’est tout moi-même, tout ce que je suis, tout ce que je vis que j’engage dans cet Amen, pour vivre toutes mes activités en communion avec le Christ.
Un temps d’action de grâce personnel suit notre communion. Notre cœur exprime au Seigneur toute la joie de l’accueillir et de vivre avec et par Lui.
Les annonces : Avant de conclure la célébration, les annonces et la prière après la communion nous orientent vers notre vie quotidienne, lieu ordinaire de notre vie de communion avec le Christ.
Le Rite de Conclusion : La bénédiction finale nous redit que le Christ nous accompagnera de sa grâce et de sa bénédiction dans toute notre vie, dans la mesure où nous vivrons consciemment la communion célébrée aujourd’hui, cherchant à accomplir la mission qu’Il nous a confiée….

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